
Chaque Saint-Valentin, le rouge règne en maître absolu. Mais pourquoi cette couleur monopolise-t-elle notre vision de la passion amoureuse ?
Dés la fin de janvier, le rouge envahit les espaces commerciaux et notre imaginaire comme une vague écarlate prévisible. Vitrines, comptoirs mode et beauté, packaging de parfums, rouge à lèvres : tout s’embrase dans cette teinte unique censée incarner l’amour universel. On pourrait presque croire à un complot des fabricants de pigments carmin. Mais d’où vient cette association quasi-monopolistique entre le rouge et la passion amoureuse ? Les meilleures soupes se font dans les très vieilles marmites et cette histoire remonte à l’Antiquité en Occident. Les Romains associaient déjà le rouge à Vénus, déesse de l’amour, tandis que les Grecs le reliaient à Éros. Cette couleur évoquait le sang, symbole de vie et de sacrifice, mais aussi l’excitation physiologique : le rougissement, l’accélération cardiaque, la chaleur du désir. Au Moyen Âge, le rouge devient l’apanage des puissants et des amoureux courtois, renforcé par le coût exorbitant des pigments rouges qui en faisaient un luxe ostentatoire.






