Certaines aiment, d’autres attendent. D’autres encore, simplement, respirent. La Saint-Valentin peut aussi raconter ces trajectoires-là.
En 2023, environ 1,8 million de mariages ont été célébrés dans l’Union européenne. Et 0,7 million de divorces ont été prononcés. Soit près de 45% des love stories qui se termineront par une séparation. Loin d’être anecdotique, cette réalité redessine les contours de nos vies affectives. En France, 36% des personnes de plus de 18 ans sont célibataires et 74% des 18-25 ans le sont par choix. Des chiffres qui racontent autre chose qu’un échec : une génération qui réinvente ses priorités. Il y a les femmes qui ne sont pas amoureuses et qui vont très bien. Vraiment bien. Elles ne « manquent » pas d’amour, elles l’ont juste redirigé ailleurs. Vers leur boulot, leurs amies, leur liberté retrouvée, ce temps enfin redevenu leur. Pour elles, le 14 février n’est ni une provocation ni un rappel qui fait mal. C’est une date neutre. Parfois même l’occasion de célébrer ce choix-là. Le psychologue Saverio Tomasella, qui travaille sur la sensibilité et les liens affectifs, le dit bien : choisir consciemment cette voie peut être structurant. Ça renforce l’estime de soi. Ça permet de sortir des relations par défaut. Aimer, oui, mais pas à n’importe quel prix, ni avec n’importe qui. Ces femmes-là n’attendent pas qu’on les « complète ». Elles se savent entières. Et la Saint-Valentin devient alors un geste d’autonomie : un dîner entre copines, un projet personnel, un moment pour soi assumé sans justification.



