Au cœur des Fashion Weeks de septembre, l’illusion d’inclusion s’effrite, rattrapée par un retour élitiste aux codes occidentaux anciens.
Les Fashion weeks printemps-été 2026 de New York, Londres, Milan et Paris cette semaine, ont consacré le retour du « chic old money ». Cette esthétique, inspirée des élites européennes d’antan, remet au goût du jour une silhouette élancée et uniforme. Et derrière ce vernis élégant, les promesses d’inclusion s’éclipsent. Le recul de l’inclusivité corporelle Déjà la saison Automne-Hiver 2025 avait confirmé une tendance inquiétante : 97,7 % des mannequins y étaient de taille « straight size » (32-34 européen). Seulement 2 % représentaient les « mid size » (38-44) et 0,3 % les « plus size ». Des proportions dérisoires, quand ces corps constituent la majorité des femmes. Et les défilés printemps-été 2026 semblent partis pour être du même acabit.Du body positive au woke washing
Né dans les années 1960-70 au croisement des luttes féministes et antiracistes, le mouvement body positive explosait dans les années 2010 grâce à des icônes comme Ashley Graham. Aujourd’hui, il s’affiche dans les slogans publicitaires tandis que les défilés reviennent à une norme stricte de la maigreur asexuée. Ce contraste illustre le « woke washing » : l’utilisation opportuniste de valeurs progressistes sans transformation réelle.


